ENGEL (1994) définit la conscience comme étant :

  1. l’esprit ou la pensée en général,
  2. un qualificatif pour désigner les états mentaux dont les contenus sont des qualités perçues ou phénoménales (des expériences) : ex. la sensation d’une saveur.
  3. une capacité à avoir des états mentaux à propos de nos états mentaux,
  4. le point de vue subjectif pris sur l’ensemble de nos états mentaux qualitatifs (nos sensations et expériences) ou intentionnels (nos croyances et désirs)
  5. la conscience de soi entrevue comme la perspective subjective qui éprouve les états mentaux en question, le moi, la substance ou le sujet éprouvant.

Griffin (in Bekoff 1993) admet qu’une grande majorité d’être non-humains sont conscients au sens commun du terme : les animaux peuvent, par exemple, répondre à des stimuli, ils en prennent généralement conscience et agissent activement (ce n’est pas de l’ordre du réflexe) dans ce sens. Cependant, conscience est ici assimilée à connaissance.

Références :
BEKOFF, M. (1993). Reviews (about Griffin, D.R., 1992. Animal Minds). Ethology, 95 : 166-176.
ENGEL, P. (1994). Introduction à la philosophie de l’esprit. Editions La Découverte, Paris, 252p.